Des grandes idées partagées lors de la conférence sur la chaîne de blocs à Stanford

La conférence sur la chaîne de blocs s’est déroulée du 30 janvier au 1er février 2019 à l’université de Stanford. Il s’agit d’un des plus importants rassemblements annuels dans ce domaine. De nombreux universitaires, développeurs et investisseurs en capital-risque étaient présents. Catallaxy y était aussi, représentée par Dr William Robinson, notre directeur principal.

Les thématiques abordées pendant la conférence étaient axées sur l’utilisation de méthodes formelles, les analyses empiriques et la modélisation de risques afin de mieux comprendre la sécurité et le risque systémique associés aux protocoles de la chaîne de blocs.

Voici les grandes lignes de la conférence qui ont retenu notre attention :

 

Ajouter davantage d’outils financiers en chaîne

Jusqu’à maintenant, les chaînes de blocs publiques, comme Bitcoin et Etherum, ont été en mesure de reproduire la majeure partie du système bancaire en transférant des fonds, en les liant à plusieurs personnes, en bloquant des paiements, etc. Toutefois, un ensemble de contraintes n’ont toujours pas été résolues. Dans le but de reproduire de façon sécuritaire des outils financiers, comme des instruments de dette, les développeurs de chaîne de blocs ont dû faire preuve d’ingéniosité. Certains travaillent sur une « monnaie stable » (stablecoins), c.-à-d. des actifs numériques rattachés à une monnaie comme le dollar américain. D’autres programment des contrats qui permettent à une personne d’acheter un dérivé auprès d’un étranger. D’autres encore essaient de comprendre comment intégrer de l’information au sujet du monde à la chaîne de blocs.

 

Recourir à des preuves plus élaborées

Les chaînes de blocs publiques sont de conception lente et complexe. Il s’agit d’un compromis fait au nom de la convivialité et de la sécurité. Cependant, les développeurs veulent en optimiser tous les aspects. Depuis quelques années, les projecteurs sont braqués sur les solutions de la couche 2. Leur développement se poursuit à un rythme effréné et les discussions à ce sujet sont abondantes. De plus, de nouveaux moyens permettent de représenter des données de manière sécuritaire sur le plan cryptographique, sans exiger qu’elles demeurent toutes en chaîne. STARKs, SNARKs, Bulletproofs et d’autres développements mathématiques ingénieux sont liés à l’introduction de nouvelles boîtes noires magiques. Leur principal attrait est leur capacité à prouver que quelque chose est exact sans révéler de quoi il s’agit. À titre d’exemple, il pourrait s’agir d’une preuve démontrant que vous avez les moyens d’acheter une maison sans révéler le contenu de votre compte bancaire ou que vous ne figurez pas sur la liste d’interdiction de vol sans dévoiler votre nom.

 

Décentraliser le Web

Bien qu’une grande partie des discussions ait porté sur les nouveaux protocoles de consensus qui optimisent des aspects existants, une autre question a circulé au cours des conversations informelles : à quoi ressemblerait le Web s’il était véritablement décentralisé? Selon cette vision d’Internet, les fichiers des entreprises ne seraient pas stockés sur des serveurs d’Amazon ou de Microsoft, mais sur les disques durs d’étrangers. Les données confidentielles ne seraient pas conservées et vendues par les hôtels et les compagnies aériennes, mais stockées par les utilisateurs, qui les rendraient accessibles au besoin. L’argent ne serait pas transféré par l’intermédiaire d’une plateforme bancaire pour diviser une facture de restaurant, mais un dispositif IdO transmettrait, à tous les intervalles de quelques secondes, des Satoshis qui seraient lus par le capteur d’un autre dispositif IdO.

Finalement, cette conférence a permis de rencontrer les experts de la chaîne de blocs au niveau international et d’échanger avec eux sur les chantiers d’évolution de cette nouvelle technologie. Notre présence à cet événement a permis de positionner Catallaxy  comme l’un des joueurs clés canadiens dans la technologie de la chaîne de blocs.